Juin 29, 2022
Auteur de nombreuses scénographies d’expositions et de musées, François Confino, né en 1945 à Genève a étudié l’architecture à l’École polytechnique de Zurich puis obtenu un Master d’Urban à Columbia University de New York. Avec sa femme Catherine Addor-Confino, il rejoint alors le groupe « utopiste » Haus-Rücker-Co à qui le Centre Pompidou en pleine construction, confie l’exposition inaugurale « Archéologie de la Ville ».
L’un des grands scénographes d’aujourd’hui, celui qui depuis l’exposition emblématique Cités-Cinés en 1987 n’a cessé de créer l’évènement aux quatre coins du monde et d’attirer les publics les plus divers vers des sujets parfois difficiles. François Confino, architecte-scénographe-muséographe globe-trotter, s’arrête pour quelques mois à au Centre d’art La Fenêtre à Montpellier dédié à l’architecture et aux arts visuels.
Globe-trotter en effet, François Confino a parcouru les pays et les thématiques tout en jonglant avec les outils de la conception scénographique. La Fenêtre qui depuis dix années entend faire connaître les oeuvres et les métiers de l’architecture, offre ici une opportunité exceptionnelle de découvrir ce qui fonde les exigences du riche métier de scénographe.
La scénographie des espaces de représentation, qui s’impose aujourd’hui à l’ensemble des évènements, politiques, culturels, artistiques… jusqu’au dessin de la ville et du paysage, intéresse nombre de jeunes architectes. Les métiers qui leur sont alors ouverts sont très différents : scénographie d’exposition, d’évènements, muséographie, scénographie théâtrale, aménagement d’espaces publics, urbanisme et paysagisme… Ils répondent tous à la même exigence celle « du fond précédent la forme » afin de créer des espaces, transmettre et partager des connaissances avec tous les publics.
De projet en projet nous suivons le globe-trotter vers de nombreux pays et des thèmes incroyablement variés. Nous découvrons les équipes et les outils de la scénographie et ressentons combien le fond, la connaissance et la compréhension des sujets priment sur l’esthétique.
Enfin ne boudons pas notre plaisir car il se dégage des réalisations souvent spectaculaires de François Confino, de son habileté à user des innovations techniques et des effets spéciaux, une impertinence et un humour certains. Probablement ceux auxquels les milliers de visiteurs à travers le monde ont été sensibles. La Fenêtre invite à parcourir son oeuvre du 17 janvier au 20 avril 2019.
Juin 28, 2022
*l’abri
L’abri a toujours été, de par sa forme la plus primitive et vernaculaire, une préoccupation principale pour l’homme. Face à l’urgence il se présente, instinctivement, sous forme d’une réponse ponctuelle, informelle, régie par le savoir-faire de la population affectée.
En découlent des espaces dénués de qualités urbaines et spatiales, qui ne répondent qu’aux besoins les plus primitifs d’asile.
Une réponse plus générique est apportée par les institutions gouvernementales et sociales qui, elles, gèrent la création d’espace et leur administration selon de fortes contraintes logistiques et économiques, pour apporter une alternative rapide face à la catastrophe.
Ces espaces anthropologiques, dépourvus de mémoire, posent des nouvelles problématiques de temporalité, de durabilité et de rattachement à la ville.
Que les situations soient d’origine climatique, géopolitique, économique ou sociale, il est du rôle de l’architecte d’apporter, aux sociétés qui doivent y faire face, des solutions adaptées et adaptables à l’urgence
L’exposition à La Fenêtre mettra en avant des architectes et des artistes qui proposent une alternative à l’abri ponctuel et primitif et questionnent la notion de la temporalité, l’intégrant comme un des paramètres déterminants de leur pratique d’une architecture d’urgence.
ARCHITECTES / ORGANISATIONS PRÉSENTÉES
Xavier Génot, coordinateur d’équipes de la Croix-Rouge sur des missions d’urgence notamment en Haïti.
James Furzer, architecte britannique, concepteur d’une solution pour les sans-abris londoniens.
Collectif Encore Heureux, agence d’architectes sensibles aux questions écologiques et sociales.
Shigeru Ban, architecte japonais, théoricien et référence de l’Architecture Humanitaire.
Julien Beller, architecte co-fondateur du collectif Exist et concepteur du Centre de Premier Accueil situé porte de La Chapelle à Paris.
Valentine Guichardaz-Versini, responsable de l’Atelier Rita et lauréate du prix de la Première Œuvre 2017 pour le centre d’hébergement d’urgence à Ivry-sur-Seine.
EXP- Arxhitectes qui développe une approche exploratoire du projet architetural avec, entre autres, son abri d’habitation nomade.
Gregory Kloehn artiste et constructeur de maisons minuscules en Californie, à partir de matériaux trouvés.
Jean Prouvé figure tutélaire de l’habitat modulaire, promoteur de nouvelles techniques et d’un impératif tant social qu’esthétique.
Nader Khalili architecte iranien, fondateur du concept d’Ecodome et promoteur de solutions participatives en situation d’urgence.
Abeer Seikali architecte jordanien dont le travail est enraciné dans le processus de la mémoire et répond aux challenges des migrations climatiques et d’un éventuel retour du nomadisme.
UNHCR, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, basé à Genève. Un programme de l’ONU, dont le but originel est de protéger les réfugiés, de trouver une « solution durable » à leurs problèmes et de veiller à l’application de la Convention de Genève sur les réfugiés de 1951.
IFRC Shelter Research Unit (IFRC-SRU), fédération Internationale de la Croix Rouge/Croissant Rouge dont l’unité de recherche sur les abris s’intéresse principalement aux aspects matériels et techniques de la construction.
Fondation Architectes de l’Urgence, organisation non gouvernementale française à but humanitaire, qui insiste sur l’importance absolue de prévoir un toit et de remettre en fonctionnement le plus rapidement possible les centres de soins, les écoles et les bâtiments publics après une catastrophe.
Cal-Earth, l’Institut californien des arts et de l’architecture de la Terre ; organisation à but non lucratif qui s’engage à fournir des solutions d’abris grâce à la recherche, au développement et à l’éducation en architecture de la Terre.
AlPinter, Spécialisée au départ dans la fabrication des tentes, l’entreprise Alpinter propose aujourd’hui une gamme étendue d’équipements et solutions aux ONG de l’humanitaire.
Juin 28, 2022
Virassamy « à ma fenêtre » est la première exposition de l’artiste à Montpellier. Elle illustre une sélection de dix années de créations et présente l’ensemble des dessins réalisés pour le label de musique parisien créé par Varoslav, Rue de Plaisance, dont Virassamy est l’illustrateur exclusif. Une collaboration de 9 ans, riche d’une quarantaine de pochettes vinyles et de nombreux dessins à l’encre. Une première série d’illustrations dans univers noir, où se côtoient librement références mythologiques et influence des comics books. Une série sur la thématique des signes du zodiaque. Plus récemment, l’artiste prend plaisir à mettre la couleur à l’honneur.
La deuxième partie de l’exposition est constituée de dessins originaux au stylo à billes ou à l’encre, pour des commanditaires tel que Rock en Seine ou pour des magazines internationaux comme Club Milano magazine, mais aussi une sélection de dessins personnels de l’artiste ainsi qu’une série d’illustrations inédites réalisées pour cette exposition.
Enfin, vous pourrez découvrir The Escape une installation réalisée en 2017 durant la documenta14 dans la galerie Tokonoma à Cassel. Une série de dessins grands formats, à l’encre de chine, faits exclusivement au pinceau numéro 8, illustrant la thématique de la fuite. Une immersion dans un univers sonore et visuel énigmatique.
Crée par Varoslav en 2010,
RUE DE PLAISANCE
est un label français qui lie musique électronique et art graphique. Depuis sa création, le label affectionne particulièrement les sorties en vinyle. D’un bord à l’autre de l’Atlantique, les artistes signés sur Rue de Plaisance forment un univers musical riche et éclectique. Des producteurs américains Oshana, Seafoam, Norm Talley, au marocain OCB, les très parisiens Varoslav et Gaffy, en passant par l’Allemagne avec Oskar Offermann, Edward, Kashawar, Alan Doe et plus récemment le producteur anglais Alec Falconer.
Après plus de 28 sorties vinyles, Rue de Plaisance tient à promouvoir la qualité musicale, en attirant des talents aussi variés que cachés.
Rue de Plaisance, c’est aussi un collectif artistique qui porte une attention particulière aux arts visuels. Le label travaille exclusivement avec Virassamy.
Il réalise à la main et à l’encre chaque illustration d’EP et tous les visuels du label. On retrouve sa patte sur chacune des réalisations du label, apportant une vraie identité aux sorties estampillées « R2P ».
Juin 17, 2022
PRÈS D’ARÈNES, PAROLES DE FEMMES, IMAGES DE FEMMES
Cette exposition collective, portée par les membres du réseau d’acteurs du quartier Prés d’Arènes, met en lumière certaines des actions qui y ont été menées : ateliers de pratique artistique, de sensibilisation, témoignages, qui font s’exprimer les talents et enrichir les régards.Se compose ainsi un tableau sensible de la diversité et de la richesse du quartier et de ses habitantes, comme un préalable, un cadre singulier dans lequel Les marches exploratoires de femmes, en tant qu’approche nouvelle et méthodologie complémentaire, trouvent leur place.
– Séries photographiques de Marie Clauzade et Sofie Tosas pour l’association Jasmin d’Orient
– Série photographique de Karl Kugel, photographe en résidence à La Fenêtre
– Fresques réalisées par les jeunes à la MPT l’Escoutaïre (ateliers proposés par l’association ThéâViDa)
– Siestes Sonores de Radio Clapas avec portraits audio de femmes du quartier
– Plans et maquettes réalisés dans le cadre des marches exploratoires de femmes
– Maquettes réalisées par les enfants de l’école Voltaire (Ateliers Ville)
… avec le soutien de La Ville de Montpellier, de La délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité, de La préfecture de l’Hérault, de la Région Occitanie et de La Fondation Transdev
LES MARCHES EXPLORATOIRES DE FEMMES
Depuis 2014, le réseau France Médiation coordonne l’expérimentation nationale des marches exploratoires (apparues au Canada dans les années 1990), sous l’égide des Secrétariats d’État aux Droits des femmes et à la Politique de la Ville.
Au niveau local, le projet est porté par les mairies, en partenariat avec des structures de médiation sociale et des associations de proximité.
Les marches exploratoires de femmes sont « un outil de participation dédié à l’appropriation de l’espace public par les femmes, au service de la sécurité de toutes et tous » .
Il s’agit d’enquêtes de terrain dans les espaces publics urbains ou périurbains, menées conjointement par des groupes de femmes habitant le quartier et par des représentants des instances locales. Le but est de permettre aux habitantes de se réapproprier ces espaces et de formuler des diagnostics sur l’aménagement urbain. Elles repèrent les « situations non-sécurisantes » et font des propositions pour rendre les espaces publics plus accueillants et plus mixtes.
C’est également une manière d’affirmer que leurs compétences de citoyennes et d’habitantes sont indispensables pour l’amélioration des espaces publics.
LES ATELIERS VILLE ACCOMPAGNENT LES MARCHES EXPLORATOIRES DE FEMMES DU QUARTIER PRÉS D’ARÈNES (SAINT-MARTIN / TOUNEZY)
L’accompagnement des marches exploratoires de femmes du quartier Prés d’Arènes par les
Ateliers Ville se décompose en trois temps et autant de séries d’ateliers :
En amont des marches, il s’agit d’apprendre à observer, identifier et se questionner sur les éléments qui composent le tissu urbain ; Comment fonctionne le domaine public, les espaces verts, les espaces de circulations, quelles sont les utilisations autorisées ou interdites, qui sont les divers usagers, quels sont les lieux délaissés ?
Des exercices relevant d’une « cartographie sociale » viennent ensuite permettre aux habitantes de s’exprimer sur leur perception du quartier, de le représenter puis de définir le trajet de la marche exploratoire.
Pendant les marches (effectuées de jour, de nuit, ou dans toute autre configuration qui semble spécifique), l’architecte aide à la réalisation du « relevé » puis à celle du diagnostic. C’est après l‘état des lieux, la définition collective de constats, que les marcheuses pourront finalement proposer leurs solutions d’avenir…